23.01.2012
NOUVEAU TERRIER... AILLEURS !
Certains d'entre vous connaissaient Le cri de la Marmotte qui Louche.
Ce terrier a été fermé faute de temps par la Marmotte qui s'en occupait, faute d'inspiration, faute de plein de choses.
Mais les temps actuels sont à l'indignation et il a donc paru logique à une autre Marmotte d'aller réveiller la première.
Donc, deux Marmottes, une Française et une Grecque, désormais, pour un nouveau terrier plus spacieux et des publications que l'on va tenter de faire régulièrement sur l'actualité, autour d'au moins trois grands thèmes : Europe, France, Grèce.
Et ça se passe désormais ici : LES MARMOTTES INDIGNEES.
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Μερικοί από σας ήξεραν το Le cri de la Marmotte qui Louche. Εκείνο έκλεισε λόγω έλλειψης χρόνου και έμνευσης από την πρώτη Μαρμότα.
Αλλά η σύγχρονη εποχή θέλει αγανακτισμό. Παρεπιπτώντως, μια άλλη Μαρμότα αποφάσισε να ξυπνήσει την πρώτη.
Δυο Μαρμότες, μια από την Ελλάδα και μια από τη Γαλλία, μόλις άνοιξαν αυτό το ευρύτερο χώρο, με τη θέληση να μοιραστούν τακτικά άρθρα πάνω σε τρία μεγάλα θέματα, την Ευρώπη, την Ελλάδα και τη Γαλλία.
Τώρα η φωλιά τους βρίσκεται εκεί ΟΙ ΑΓΑΝΑΚΤΑΣΜΕΝΕΣ ΜΑΡΜΟΤΕΣ
ΖΗΤΩ ΟΙ ΜΑΡΜΟΤΕΣ!
09:10 Publié dans Debout les Marmottes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : marmotte, indignés, grèce, france, europe, fmi, dette, crise, actualités, stéphane hessel
18.08.2011
ON FERME !
Faute de temps pour alimenter ce blog comme pour aller fureter sur les blogs des copains, on ferme.
N'hésitez pas à continuer vos pérégrinations sur la blogosphère, ça change de Facebook !
* Plume de presse vous informe et décrasse vos neurones ;
* Courrier International vous ouvre les yeux sur le monde ;
* Krach du sperme et autres menaces vous révèle tout sur les dangers de l'industrie chimique (ah les phtalates !) ;
* Pour les fous rires : toujours Luciano et Grand Nicolas ;
* Pour les copains : Pérégrinations, Cristophe, et j'en oublie sans doute.
Salut, les marmottes, et ne vous rendormez pas trop vite : la planète a de plus en plus chaud et les banquiers de moins en moins de scrupules !
PS : les commentaires restent ouverts sur ce dernier post ; vous pouvez également me contacter : lamarmottequilouche[a dans le rond]hotmail[point]fr.
18:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : marmotte, fermeture de blog
01.07.2011
Chaos à Athènes
Le 29 juin 2011, le Parlement grec votait le nouveau plan d’austérité. Depuis plusieurs mois déjà, les manifestations géantes s’enchaînent ; les forces de l’ordre grecques ne sont pas tendres, et n’hésitent pas à user et abuser de la violence des matraques et des lacrymogènes, comme j’avais pu en être témoin en 1999 lors d’une manifestation pacifiste (un sit-in devant l’ambassade américaine, bougies en main).
Donc, le 29 juin, je pensais bien qu’il y aurait des échauffourées à Athènes devant le Parlement. Toutefois, aucun média rapportant les résultats du vote des députés n’a évoqué le moindre problème. Télé, radio, même site Internet dédié à la Grèce (info-grece.com) restèrent silencieux.
Un ami grec m’a finalement envoyé le lien vers le blog de Pitsirikos, lequel suit les événements depuis le début. On y voit plusieurs vidéos tournées à Athènes (c’est indéniable, les lieux sont reconnaissables) soi-disant le 29 juin 2011, et qui montrent un déchaînement de violence insensé.

(Sources photos : voila.fr)
Depuis le début du mouvement des Indignés à Athènes, des rumeurs circulent concernant l'implication des forces de l'ordre dans l'organisation des casseurs. Cette vidéo montre des casseurs (les "cagoulés") évacués par les MAT (équivalent des CRS):
Vous pouvez également consulter les articles sur voila.fr, un des rares sites à évoquer les troubles :
http://actu.voila.fr/actualites/monde/2011/07/01/la-grece...
http://actu.voila.fr/actualites/monde/2011/06/29/grece-le...
Je ne pense pas que la nouvelle direction du FMI prendra en compte le mal-être des populations sur lesquelles pèse la responsabilité de rattraper les erreurs et les goinfrages des banques. J'aurais préféré que la nouvelle direction soit assurée par une personne venant d'un pays hors G8, afin d'équilibrer les rapports de force.
Traduction de l’article en ligne sur le blog de Pitsirikos :
« Pour quiconque se trouvait hier [le 29/06, jour du vote du Parlement grec pour les nouvelles mesures d’austérité] afin de manifester – voire, en simple passant – ce jour restera inoubliable. L’être humain peut occulter beaucoup d’événements dans sa vie, mais jamais la sensation de l’asphyxie. Le sentiment d’étouffement.
Seuls ceux qui se trouvaient hier dans l’hypercentre d’Athènes – depuis la place Syntagma jusqu’à la rue de Dionysos Aréopagète, et dans les quartiers [touristiques] de Plaka et de Monastiraki – sont conscients de la violence et de la cruauté des forces de l’ordre, dans leur tentative de faire appliquer les ordres reçus : démanteler, quel qu’en soit le prix, la gigantesque manifestation de dizaines de milliers de personnes pacifiques, et de vider la place Syntagma [située devant le Parlement]. (...)
Je demande à tous les lecteurs qui ont des amis à l’étranger ou qui vivent à l’étranger de faire passer ces vidéos, afin qu’à l’étranger on est informé de la situation qui prévaut en Grèce aujourd’hui. Merci. »
11:50 Publié dans Niouzes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marmotte, athènes, répression, fmi, austérité, violences policières
30.06.2011
Reportage au coeur de Grölux 2011 !
Ce week-end, Groland était en Normandie ! Au programme de Grölux 2011 : projections de films, jeux olympiques grolandais, concerts tout nus, course à roulettes... Moins d’animations que l’an dernier, mais toujours très sympa.
Parce que je suis d’un naturel partageur, je me suis dit que vous ne méritiez pas de manquer tout ça.
J’ai pris mon appareil photo et suis partie, à pied (c’est plus écolo), à la recherche de Groland.
SADI 25 JOUIN
Tout commence sadi 25 jouin lors du rallye « roulettes » : il fait chaud, le soleil est à son zénith. En passant près du stade, j’entends – bien avant de voir – une fanfare qui avance dans les rues alentour.
Tiens, ils vont sans doute jusqu’à la mairie pour voir l’arrivée du rallye.
Je passe près de la fanfare et décide de couper à travers le village pour rejoindre plus vite la ligne d’arrivée. Je ne veux manquer le président Salengro pour rien au monde !
Quinze minutes plus tard, après m’être lamentablement perdue dans les ruelles, j’arrive devant l’hôtel de ville.
Je suis toute seule. L’arrivée n’était pas ici. Loin derrière le village, du côté du stade où je me trouvais auparavant, j’entends jouer la fanfare et klaxonner des voitures...
Afin d’immortaliser ce moment de solitude, la rue vide, le pré sans rien d’autre que les rares arbres et les jeux d’enfant, je sors mon appareil photo.
Sur l’écran s’affiche : « Veuillez changer les batteries ». Les piles rechargeables que j’ai récupérées ce matin ne sont visiblement pas chargées... La loose jusqu’au bout.
En grognant, je sors les piles de l’appareil et les enfourne dans mes poches : il paraît que la chaleur peut les recharger, après tout il me reste un quart d’heure à marcher avant de revenir au stade...
Je transpire, mon jean colle à mes jambes, je souffle, mais enfin j’y suis ! Je m’installe au bord du chemin qui amène jusqu’au stade de foot, sur lequel défilent fièrement les participants au rallye. En tête du cortège, le président Salengro bien sûr, sur sa formidable tondeuse à gazon aux couleurs de Groland. Suivent voitures et vélos. Perchés sur leurs machines à roues, des Grolandais de tous les âges arborent fièrement leurs costumes : perruques fluorescentes, strass et paillettes, costumes à fleurs, tous rappellent qu’il n’existe aucun tabou vestimentaire dans notre présipauté.
Une fois la frontière passée, le président arrête sa machine. C’est aux côtés de « El Maire Ledoux » de Louvigny qu’il va nous adresser un discours émouvant sur les valeurs humanistes et nous présenter le candidat à sa succession. Une Marianne à lunettes de soleil interprète l’hymne national tandis que le candidat à la succession intercède en faveur de Nadine Hamouk, appuyé par l’homme-en-burqa-grolandaise.
On pourrait continuer longtemps mais il fait chaud et soif. C’est l’apéro, je vous laisse pour déguster le Meuh-Cola ou le cidre groluxois.
PS : le coup des piles dans la poche, ça marche, comme vous pouvez le constater.
LA FIEVRE DU SADI SOIR
Sadi soir, c’est cinéma en plein air ! J’ai même débauché le plus jeune de la famille pour l’initier au cinéma gröluxois et nous avons vu ensemble le début de l’excellent No pasaran ! Un ours muet, une vieille qui dit « Gaillard ! », une sculptrice américaine, un éleveur de cochons, un député-maire pourri, les RG sur le tournage : que du bon !
GROMANCHE 26 JOUIN
C’est cidre, sex and sun à Louvigny !
Le terrain de jeux dédié aux jeux olympiques grolandais est plus petit que l’an dernier, mais on y retrouve le triptyque classique : jeter de canettes, lancer de groles et envoi de matraque par dessous la jambe.
Le public devant la scène du Cri du Poulet a chaud, très chaud, si chaud que quelques-uns ne gardent que leurs rangers et leurs lunettes.
Les autres se tassent à l’ombre des caravanes et ont trop peur de se liquéfier sous la chaleur pour aller danser !
L’an prochain, c’est le vingtième anniversaire de Groland. On vous attend à Louvigny pour fêter ça ! VIENDEZ TOUS !
10:28 Publié dans BANZAI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marmotte, grolux, groland, louvigny, résistance, présipauté
04.06.2011
Glencore criminel en Zambie
Le 31 mai 2011, sur France 5, ont été dévoilés au grand jour les crimes de Glencore en Zambie.
Ce documentaire accuse Glencore (aidée par les investissements de la BEI) d'empoisonnement par le plomb, d'escroquerie de par les royalties ridicules (0,6% au lieu des 3% moyens), de fraude au fisc dans les différents pays où elle est implantée. De plus, ce documentaire montre la complicité de la Banque Européenne d'Investissement.
La Suisse aide Glencore, alors même que le fondateur de la société risque aux Etats-Unis 325 ans de prison pour corruption.
Il est important de comprendre les mécanismes régissant ces "sociétés-voyous", de dénoncer les pays blanchisseurs d'argent (en Suisse, l'impôt sur le revenus pour les holdings est de 0,02%...), d'ouvrir les yeux sur les conséquences sociales (créateurs de misère !) et internationales (la misère engendre la violence sociale).
Articles à lire et film à voir :
"Reprenons l'histoire au début : l'économie de la Zambie, l'ancienne Rhodésie du Nord devenue indépendante en 1964, repose en grande partie sur l'extraction du cuivre, dont le cours baisse drastiquement les années 80.
Les mines sont privatisées dans les années 90, sous pression de la Banque Mondiale. La mine de Mopani tombe dans l'escarcelle de Glencore, leader mondial des matières premières.
C'est ici qu'intervient la BEI, la banque publique de l'Europe, à laquelle souscrivent les 27 Etats membres. En 2005, elle accorde à la mine de Mopani un prêt de 48 millions d'euros, en vue de moderniser la fonderie, de réduire les émissions de dioxyde de soufre et de maintenir l'emploi.
Glencore, un géant qui lève des milliards en bourse
Or, en 2009, quand les journalistes arrivent sur place, que trouvent-elles ? Des milliers de salariés mis au chômage ou passés en contrat d'intérim, des problèmes de santé alarmants dus à une poussière persistante, la désertification des services publics et une révolte qui commence à gronder.
Guidées par Christopher, licencié de la mine, et Savior, économiste courageux, elles partent en quête d'explications à ce désastre cautionné par la BEI. En remontant les filières opaques de l'évasion fiscale, elles découvrent :
- que Mopani appartient à une société-écran, basée dans îles vierges britanniques et filiale de Glencore, le géant suisse des matières premières ;
- que Glencore réussit l'exploit de ne déclarer aucun bénéfice en Zambie depuis dix ans, alors que les cours du cuivre sont au plus haut et l'extraction du minerai extrêmement rentable ;
- malgré tout, l'introduction en bourse la semaine dernière a été saluée comme la troisième la plus importante de l'histoire européenne.
Dans le salon de Christopher, qui se demande s'il va le mois prochain payer l'école de sa fille OU sa facture d'électricité, l'un des envoyés de Bruxelles admet qu'en Europe, « une entreprise ne serait pas autorisée à opérer ainsi ».
Plaintes, audit, la BEI surveille Glencore
Depuis fin mai, des députés européens se mobilisent. Cinquante d'entre eux demandent un moratoire sur les aides à l'extraction minière. Anne-Sophie Simpere, des Amis de la terre, qui a accompagné l'enquête du film, estime que :
« La BEI n'a aujourd'hui ni les normes, ni les procédures, ni les capacités d'évaluer et de suivre les projets miniers qu'elle finance en Afrique. Tant que des normes et procédures strictes et contraignantes ne seront pas en place, des cas comme Mopani pourront se reproduire. »
L'Europe va-t-elle entendre cet appel ? Sur le terrain judiciaire, cinq ONG, dont, en France, Sherpa, ont porté plainte contre Glencore pour évasion fiscale. Une plainte contre la pollution est déposée en Zambie, et une « class action » (recours collectif) va démarrer en Grande-Bretagne. Mais « c'est David contre Goliath », reconnait Anne-Sophie Simpere.
Convoqué pour s'expliquer devant le parlement européen, le président de la BEI, Philippe Maystadt a déclaré :
« Si la fraude fiscale, selon la loi zambienne, était avérée, cela exposerait Mopani à des pénalités financières en Zambie. »
Il ajoute que la BEI refusera toute nouvelle demande de financement émanant de Glencore ou d'une de ses filiales. La BEI précise avoir « pris très au sérieux les soupçons d'évasion fiscale » et lancé une enquête indépendante.
Chaque Européen engouffre 10 kg de cuivre par an
La réalisatrice croit peu à des sanctions contre le géant Glencore. Et maintient qu'elle n'a pas eu de réponse à l'une des questions essentielles de son enquête :
« J'ai demandé la preuve que les travaux ont bien réduit la
pollution car sur place tout le monde me dit que c'est pire qu'avant. Or, la BEI m'a renvoyée vers Glencore, qui ne m'a pas
fourni de comparatif avant-après.Les seules mesures indépendantes dont on dispose témoignent d'un taux de dioxyde de soufre en 2009 qui est 72 fois supérieur aux normes. »
Aujourd'hui gênée par cette situation, la BEI répète que l'outil qu'elle a financé (un des fours de la mine) « fonctionne et qu'il est moins polluant ». Ce que la banque ne dit pas, ce sont les intentions cachées de ce type de prêts. Alice Odiot décrypte :
« L'UE a besoin d'investir dans les mines afin de devenir client privilégié face à la concurrence des agences chinoises. Le cuivre s'épuise, alors qu'on en commande 10 kg par an par Européen, notamment pour les ordinateurs, les voitures… »" (Rue 89 http://www.rue89.com/tele89/2011/05/31/zambie-a-qui-profi...).
"Glencore, la multinationale qui met la Zambie à terre
Extrait de Zambie, à qui profite le cuivre ? d'Alice Odiot et Audrey Gallet – France 5.
Mardi 24 mai, la multinationale suisse Glencore a fait son entrée à la bourse de Londres. Pour les financiers, l'événement était de taille, de ceux qui font les Unes de la presse économique. Il faut dire que cette introduction en bourse est la plus importante réalisée par une entreprise en 2011, et que Glencore pèse son poids de dollars. Environ 60 milliards. Bien sûr, il y a l'envers du décor mais ça, vous n'en trouverez pas une ligne dans les documents financiers remis par la multinationale pour attirer les investisseurs, et pas beaucoup plus dans les journaux économiques, trop occuper à vanter à coup de superlatifs la réussite attendue de cette « formidable » opération.
Grâce au travail de deux jeunes et talentueuses réalisatrices de France 5, il y a pourtant moyen de s'informer très facilement sur les arrière-cours peu ragoutantes de cette multinationale basée dans un très accueillant paradis fiscal, le canton de Zoug en Suisse. Alice Odiot et Audrey Gallet sont allées enquêter en Zambie où Glencore exploite depuis des années des mines de cuivre. De cette échappée en Afrique australe, elles nous ramènent des images qui racontent comment, grâce à un système d'évasion fiscale élaborée, la plus puissante société de négoce de matières premières au monde exploite à son profit quasi exclusif le cuivre zambien, ne laissant au gouvernement que des miettes de bénéfices et aux populations locales une pollution massive de l’air et des sous-sols.
L'exploitation des gisements miniers des pays du Sud par les multinationales du Nord dans des conditions plus que contestables n'est ni une découverte, ni le seul fait de Glencore. Mais Zambie, à qui profite le cuivre ?, le film d'Alice Odiot et Audrey Gallet, a l'immense mérite de décortiquer très clairement tous les rouages de cette exploitation et ses conséquences économiques, sociales et environnementales. Il nous rappelle aussi la nécessité de ne pas subir sans réagir, et de ne jamais céder à la résignation.
En s'introduisant en bourse, Glencore, réputée pour son opacité dans les milieux économiques, s'oblige à un exercice de transparence financière minimale. Les investisseurs semblent se contenter des chiffres qui leur ont été donnés, puisque cette entrée en bourse est promise au succès. On est cependant en droit de ne pas s'arrêter à ces chiffres et d'aller voir ce qui se cache derrière. En droit de rappeler qu'en France, Glencore avait fermé en 2003, sans préavis ni plan social, l'usine Metaleurop de Noyelle-Godault, laissant sur le carreau 830 salariés et un site industriel considéré comme le plus pollué de l'hexagone. En droit enfin de se demander s'il est bien du rôle de BNP-Paribas de figurer dans le pool bancaire qui fourgue des actions d'une multinationale contre laquelle cinq ONG ont porté plainte pour fraude fiscale massive.
Zambie, à qui profite le cuivre ? raconte le côté obscur de Glencore, celui que préfère ignorer le monde de la finance."

21:00 Publié dans BANZAI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marmotte, zambie, glencore, cuivre, crime, empoisonnement, vol, bei, fraude
31.05.2011
Indignés de tous les pays...
Vous pensez sans doute que je dors beaucoup malgré le bruit ambiant. Hé bien, non, mais je ne vais tout de même pas vous raconter tout ce qui m'occupe ces temps-ci, non ?
J'avoue toutefois que l'email d'un de mes amis "indignés" m'a fait revenir ici dare-dare : "j'espérais trouver des idées dans ton terrier, mais RIEN". Cela fait des années que je crie "debout les marmottes", et au moment où Espagne, Grèce, France se réveillent, je roupille ! La honte, quoi.
Allez hop, de chouettes vidéos pour me faire pardonner :


Ce soir à Athènes les Indignés ont envahi la place Syntagma ("de la constitution") et le parvis de la belle université d'Athènes. Pour l'animation, Mikis Théodorakis, connu pour sa résistance et son emprisonnement durant la junte militaire (connu aussi pour des propos antisémites, hélas).
L'enthousiasme, la révolte, l'indignation (remise à la mode par M. Hessel), sont nécessaires.
Mais pas suffisants.
Réfléchissons.
Que souhaitons-nous dénoncer ? La corruption ? La main-mise des institutions financières et des groupes internationaux sur le contrôle de l'économie mondiale ? L'inégalité dans la répartition des richesses ? L'écrasement des faibles (pauvres, femmes, pays du Sud) par les forts (très riches, hommes-mâles, pays du Nord) ?
Qu'espérons-nous ? "Un monde meilleur", ça veut dire quoi pour vous ? "Meilleur" pour qui, comment, par quels moyens ? Le respect de tous, l'application du principe de fraternité, la prise de conscience concernant le futur de la planète qui nous fait vivre depuis des millions d'années ?
Il est nécessaire de réfléchir à des changements à tous les niveaux, individuels mais aussi globaux.
Que proposons-nous ?
Chacun est libre de faire des propositions pour améliorer le monde. Je me lance...
MESURES BUDGETAIRES :
Il faudrait que l'ONU prenne davantage d'importance, pour devenir une sorte de "parlement mondial" où seraient débattues et adoptées des lois qui devraient être appliquées partout.
Il faudrait réduire les budgets nationaux dédiés à la défense pour que soient mis en avant l'éducation et la santé ; il serait "économe" et plus sûr que l'armement nucléaire soit strictement interdit, et les arsenaux actuels démantelés. Notez que le traité constitutionnel européen (transformé depuis en traité de Lisbonne) imposait au contraire qu'une partie des budgets nationaux soit dédiée aux dépenses liées à la défense et à la sécurité.
Il faudrait imaginer une économie autre que celle basée sur le capitalisme débridé, limiter et taxer davantage les bénéfices des banques.
Il faudrait que les banques remboursent les prêts accordés par les Etats en 2007-2008 lorsque la catastrophe de Lehmans Brothers a manqué les détruire toutes. Et comme on est fair-play, on leur demanderait un remboursement IMMEDIAT avec un taux d'intérêt à 20%.
Il faudrait que les Etats ne puissent emprunter qu'aux autres Etats et institutions internationales, pas aux banques. Il faudrait que les taux accordés aux Etats le soient sans intérêt. Ce sont les intérêts de la dette qui ont mis l'Irlande (par ailleurs élève modèle du libéralisme !) par terre.
MESURES ENVIRONNEMENTALES :
Il faudrait développer l'utilisation des énergies renouvelables et propres, tant pour l'usage domestique que pour l'usage industriel : par exemple, il faudrait pour la construction de maisons individuelles revenir à l'utilisation de matériaux locaux et de méthodes traditionnelles permettant une isolation raisonnée et une pollution moindre.
Il faudrait privilégier la consommation de produits non transformés, locaux et produits par une agriculture utilisant le moins possible de produits néfastes à l'homme et l'environnement ; cela permettrait également la baisse de la consommation de plastiques.
Il faudrait reprendre et démultiplier la technologie "solaro-électrique" pour la mettre en oeuvre sur le plus de véhicules individuels et communs !
Il y a sans doute encore des milliers de mesures à prendre... Je repasse si j'ai des idées. Et vous, qu'en pensez-vous ?
En attendant, rendez-vous le 5 juin pour la suite de la révolution indignée !
19:03 Publié dans Debout les Marmottes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marmotte, indignés, révolte, crise, chômage, espoir, droits de l'homme, partage richesses
03.04.2011
Un printemps de révolutions... et le début de la fin du monde
Quel début d'année 2011 ! Des bouleversements à réveiller une marmotte.
Le renversement des dictatures d'abord, en Tunisie, puis en Egypte, et les mouvements réprimés dans le sang en Libye bien sûr, mais aussi au Yemen, en Syrie, à Bahreïn ; et les frémissements au Maroc avec des propositions de modification de la Constitution. Plus en détail :
* En Tunisie, après la "révolution du jasmin", les manifestations continuent pour pousser davantage "l'épuration" des anciens tenants du pouvoir et réclamer enfin des mesures en faveur de la jeunesse et pour l'emploi (ici).
* En Egypte, selon la même logique qu'en Turquie, l'armée se montre garante de la démocratie et c'est le Conseil Suprême des Forces Armées qui assure la transition depuis février.
* En Libye... qu'a donc fait le colonel Khadafi pour être ainsi lâché par ses alliés occidentaux ?
Alors qu'à la fin 2007, il était accueilli par Nicolas Sarkozy dans le cadre de négociations pour la vente de centrales nucléaires et qu'il faisait la fête avec Berlusconi tout en s'engageant à assurer sur le sol libyen la présence de camps de rétention pour migrants, le voici de nouveau présenté comme le dictateur qu'il est et bombardé par ses anciens potes.
Ne nous leurrons pas. Depuis la guerre au Kosovo, je n'ai jamais compris comment le fait de bombarder un pays pouvait protéger les civils qui se trouvaient sous les bombes. "Je te soutiens politiquement donc je te bombarde" ne me paraît guère cohérent. Les bombes sauraient-elles faire la sélection entre allié et ennemi ? J'en doute.
De plus, l'intervention, mal coordonnée, a été lancée alors que les troupes de Khadafi reprenaient nettement l'avantage sur le terrain. Si on avait réellement le mettre à genoux, n'aurait-il pas mieux valu décider l'instauration de la zone anti-aérienne au début de la rebellion, tandis que les insurgés avaient l'avantage ? Mais a-t-on le droit de prendre ainsi parti ? Et si oui, pourquoi ne pas l'avoir fait... en Côte d'Ivoire ??
(Plus d'infos et de réflexions sur JeuneAfrique et sur Voila.fr.)

Enfin, le Japon. A force d'admirer leur dignité, on en a oublié qu'ils étaient des centaines de milliers à avoir tout perdu. Pouvez-vous imaginer ce qu'ils ont vécu et continuent à vivre ? Tout comme les Haïtiens il y a un an, les Japonais ont vu leur monde à eux s'effondrer en quelques minutes. Tremblement de terre. Puis répliques. Puis tsunamis... La terre qui tremble, l'eau qui noie. Et puis, avec les explosions dans la centrale nucléaire de Fukushima, le feu. Et avec les émanations, l'air également est un élément tueur.
Evidemment que le gouvernement japonais n'est pas transparent sur la contamination nucléaire : comment annoncer à des personnes qui ont déjà tout perdu qu'elles ne peuvent plus compter même sur les rares ressources qu'elles ont à portée de main pour ne pas mourir de faim et de soif ?!
A côté de ça, les mesquineries des partis français semblent ridicules. Je n'aimerais pas être le président en 2012 quand la vieille centrale de Tricastin sera balayée par un tremblement de terre et noyée dans le Rhône en crue au même moment, tandis que tout le système d'alimentation électrique sera paralysé par une tempête solaire... Ce n'est pas demain que je m'engage en politique, moi : la gestion de la fin du monde est trop lourde pour mes petites épaules !
Sur ce, je retourne me coucher.
17:58 Publié dans Niouzes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marmotte, tunisie, egypte, cote d'ivoire, révolution, japon, séisme, fin du monde, nucléaire, tempete solaire
02.02.2011
2011 révolutionnaire ! ou religieuse ?
[J'ai manqué la période des traditionnels voeux, semble-t-il. Réjouissez-vous, vous avez échappé (au moins ici) à mon vomi de bonnes intentions, au dégoulinement de petits coeurs roses kitchs et aux étoiles qui clignotent !]
Ce début d'année est pour le moins révolutionnaire : la Tunisie qui a rappelés aux millions de touristes français amateurs de ses plages que non seulement les Tunisiens n'étaient pas des GO dans une station balnéaire géante, mais bien un peuple soumis à un joug dictatorial et à son tour l'Egypte enchaîne sur le même mode. La France, pays des droits de l'Homme et du désormais fameux Indignez-vous ! n'a pourtant pas beaucoup senti son coeur battre à l'unisson des révolutionnaires. Ah si, une fois Ben Ali enfui. Tout en agitant un index menaçant en direction des islamistes.
A grands renforts de couvertures de presse, on félicite ces bons peuples de se soulever, mais on prévient aussi : attention, hein, que les islamistes ne s'approchent pas trop du pouvoir...
Non mais qui sommes-nous pour ainsi "conseiller" Tunisiens et Egyptiens ? Que savons-nous des années de terreur, d'oppression ? Comment pensons-nous qu'ils vivaient le fait que durant toutes ces années, nous nous soyons promenés pour visiter leurs sites archéologiques sans trouver un moyen de leur tendre la main ? Les manchettes populistes et alarmistes tentent de nous sensibiliser au sort des Chrétiens d'Orient, pris dans la tourmente. Mais qu'importe la religion quand tous souffrent ?
D'autant que France, Royaume-Uni et Etats-Unis ont une longue tradition dans l'art d'attiser les haines religieuses afin de mieux contrôler un territoire et de se faire passer pour les sauveurs incontournables.
On ne parle pas encore beaucoup des mouvements populaires au Yemen, en Jordanie. Ni des élections en Haïti.
Et pendant ce temps, en Côte d'Ivoire... ben pas facile de trouver des informations ! Laurent Gbagbo a-t-il enfin cédé sa place ou bien a-t-il profité du fait que les media internationaux regardent ailleurs pour gagner du temps ? Un article ici.
Enfin, dans la série "chronique d'une fin de monde annoncée", citons :
* la menace d'Al Qaïda sur le système financier capitaliste;
* les rémunérations exceptionnelles des mêmes...;
* la hausse continue du prix du pétrole et donc la hausse à venir, très vite, du prix du carburant et par conséquent : du coût de transport sur tous les produits importés, du coût de fabrication de tous les dérivés (faites un inventaire, chez vous, dans votre salon, et vous verrez...) ;
* les inondations dévastatrices dans le premier pays producteur d'huile de palme, la Malaisie : là aussi, les cours s'envolent. Faites le tour de votre salle de bains et de vos placards et frigos, comptez le nombre de produits dont l'huile de palme est un des principaux ingrédients et imaginez ce que les inondations du bout du monde vont changer pour vous...
Moi je dis qu'il y a quelque chose de pourri dans ce royaume qu'est la Terre...
09:54 Publié dans Niouzes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : marmotte, tunisie, egypte, cote d'ivoire, revolution, france, presidentielles
13.12.2010
Le pays des Droits de l'Homme et des expulsions... INDIGNONS-NOUS !
Brice Hortefeux s'entête avec son vocabulaire déshumanisant, ses statistiques et son TOC expulsionniste.
"Rappelant que sur un objectif de 28.000 reconduites à la frontière en 2010, 25.511 sans papiers avaient été expulsés durant les onze premiers mois, Brice Hortefeux a demandé aux représentants de l'Etat de mettre "à profit les dernières semaines qui viennent pour accentuer l'effort"."
Dans ses allocutions, les personnes sont désormais au mieux définies par un adjectif, au pire réduites à l'état de chiffres... Quand les statistiques effacent l'humain, les droits de l'Homme sont relégués aux oubliettes !
Il appelle également à accentuer la communication autour des actions de force : ""Communiquez sur les opérations menées et allez sur place en constater les résultats (...)! Pensez à la PQR (ndlr: Presse quotidienne régionale) mais aussi à la radio et aux réseaux sociaux", a incité Brice Hortefeux."
D'ailleurs à Nice on a appliqué à la règle, en expulsant le 9 décembre 2010 (en violation totale des directives européennes) des demandeurs d'asile : "Cette expulsion concernait 100 à 120 personnes, dont 35 enfants, selon le collectif, 38 personnes dont la moitié d'enfants selon la préfecture."
Lisez l'article jusqu'au bout : on continue également à fantasmer sur la vidéosurveillance... qui dit caméra doit penser au personnel nécessaire pour décrypter tout ça, et en période de dégraissage des institutions, est-ce raisonnable ? A moins qu'on ne compte payer des sociétés privées pour ça, et là on touche alors à l'éthique (en plus d'égratigner davantage le budget de l'Etat)...
Continuez encore... "Le ministre a insisté sur la lutte contre les violences scolaires et dans les transports en commun, et la nécessité de "démanteler les bandes".": collégiens, lycéens, étudiants : je pense que vous êtes les prochains sur la liste des parasites à maîtriser (les couvre-feu dans certaines villes ne sont que les prémices).
DEBOUT LES MARMOTTES ! Le devoir de mémoire est indispensable. Les Droits de l'Homme ne sont jamais acquis : il faut sans cesse se battre pour eux.
Rappelez-vous : sous prétexte de sécurité, le régime nazi aussi déshumanisait les personnes qu'il voulait faire disparaître. Cela permettait aux exécutants des basses oeuvres de se déresponsabiliser des horreurs auxquelles ils participaient, et aux donneurs d'ordre de pouvoir continuer à se regarder dans un miroir.
A lire :
Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu’il appelle à une «insurrection pacifique».
22:32 Publié dans Debout les Marmottes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marmotte, racisme, expulsion, hortefeux, droits de l'homme, tolérance
06.12.2010
V !
15:21 Publié dans Debout les Marmottes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : marmotte, v pour vendetta, alan moore, film, nathalie portman, politique, révolte



Pitch de l'éditeur :
"Si vous recherchez un coupable... regardez donc dans le miroir..." dit V lors de sa première élocution "TV".